Trois situations pour comprendre l'impact de la quote-part sur l'impôt et la surtaxe.
Les abattements pour durée de détention s'appliquent identiquement à chaque indivisaire ou à chaque titulaire de droit (usufruitier, nu-propriétaire). La durée est propre à chaque cédant — elle peut différer si les parts ont été acquises à des dates différentes. Le seuil de surtaxe (50 000€ de PV nette IR) s'apprécie par cédant.
| Durée de détention | Abattement IR / an | Abattement PS / an | Cumul IR | Cumul PS |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 6 ans | 0% | 0% | 0% | 0% |
| 6e à 21e année | 6% / an | 1,65% / an | 6% → 96% | 1,65% → 26,4% |
| 22e année | 4% | 1,60% | 100% → exonéré | 28% |
| 23e à 30e année | — | 9% / an | — | 28% → 100% |
| Au-delà de 30 ans | — | — | Exonéré | Exonéré |
Lorsqu'un bien immobilier est détenu en indivision (par plusieurs personnes, chacune propriétaire d'une quote-part), la plus-value n'est pas calculée globalement sur le bien : chaque indivisaire est imposé personnellement sur sa fraction de plus-value. Cette règle a une conséquence essentielle : la surtaxe progressive (applicable au-delà de 50 000 € de plus-value nette) s'apprécie par indivisaire, pas sur le total.
Lorsqu'un bien est démembré, l'usufruit et la nue-propriété appartiennent à des personnes différentes. En cas de cession du bien en pleine propriété (reconstitution préalable ou cession conjointe), la plus-value est répartie entre usufruitier et nu-propriétaire selon le barème de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier à la date de la cession.
Ce barème fiscal légal s'applique à toutes les transmissions à titre gratuit (donations, successions) ainsi qu'aux cessions de biens démembrés. Il détermine la répartition entre usufruit et nue-propriété en fonction de l'âge de l'usufruitier à la date de l'acte.